Audvik : Réchauffer nos hivers, un parka à la fois   

Quel moment inspirant à discuter d’entrepreneuriat avec Sophie Boyer, une jeune entrepreneure dynamique qui a saisi l’opportunité de se lancer en affaires en sortant de l’université ! Malgré sa jeunesse, elle a foncé vers ses objectifs, a cru en son projet et a fait de sa passion son gagne-pain. Elle souhaite devenir « la référence pour les parkas chics et techniques ». Je vous invite à découvrir Audvik et sa propriétaire !

Quand l’opportunité cogne à ta porte

En Montérégie, Audvik existe depuis 1979. Les créateurs initiaux ont développé leur marque de commerce depuis leur atelier, à même la maison familiale, tout en développant d’autres projets d’affaires. La production des parkas a donc été mise au second plan pendant quelques années. Afin de permettre à Audvik de croître, ils ont décidé de vendre. Sophie Boyer termine alors l’université et saisit, en 2012, cette chance incroyable d’acheter une entreprise. Elle connaissait la popularité du produit et cherchait justement à développer un projet en lien avec les vêtements de sport. L’enlignement des cartes permet une transition facile puisque Sophie partage les mêmes valeurs que les propriétaires. Ses études universitaires en administration des affaires concentration marketing, son travail et les stages effectués au Sports Experts lui donnent des outils pour entreprendre ce nouveau projet, ainsi qu’une bonne connaissance de l’industrie de la mode sportive.

Sophie Boyer, propriétaire d’Audvik; crédit : Geneviève Giguère

Développement de produits et start-up

Sophie savait qu’elle aurait une entreprise un jour. Elle a grandi avec des modèles inspirants d’entrepreneurs dans sa famille et souhaitait également gérer une entreprise. Quelle surprise de voir son rêve se concrétiser à la sortie de l’école ! Sa jeunesse l’a aidée à saisir l’opportunité et à y sauter à pieds joints sans trop réfléchir aux risques et aux sacrifices. Durant les trois premières années suivant le rachat, Sophie a deux emplois en plus de gérer Audvik qui est maintenant installée à Montréal. Elle met en place dès le début une boutique en ligne. « J’ai perçu l’importance de prendre ce virage technologique, même si les ventes en ligne étaient minimes en 2012 », m’explique Sophie. Elle récolte les fruits de cette décision aujourd’hui puisqu’elle vend partout au Canada, même aux États-Unis et en France. Durant les premières années, elle met toutes ses énergies dans son projet au détriment de sa vie personnelle. En 2015, elle fait le grand saut et se consacre à 100 % à Audvik.

crédit: Eric Lamothe

Implication et entrepreneuriat au féminin

Sophie se considère chanceuse d’avoir pu être inspirée par les entrepreneurs de sa famille, entre autres par sa mère qui est travailleuse autonome. Elle souhaite voir plus de modèles d’entrepreneurs inspirants afin de semer l’envie d’entreprendre chez les jeunes. « C’est beau les gros succes stories que l’on voit aux médias comme les Dragons, il faut aussi montrer l’accessibilité de l’entrepreneuriat de quartier ou l’histoire à succès de la fille d’à-côté », m’explique Sophie lorsqu’elle me parle de son implication en entrepreneuriat féminin dans sa région. Un conseil qu’elle offre aux jeunes entrepreneurs : « Il faut sauter, tout donner et éviter de trop se questionner ». Elle soutient qu’il faut bien s’entourer et s’outiller afin de pouvoir surmonter les défis qui se mettront sur le chemin. Il faut aussi prendre le temps d’évaluer la situation économique de l’entreprise, de vérifier la viabilité de celle-ci et de prendre le temps d’analyser le chemin parcouru, surtout lorsque les fameux cinq ans d’affaires arrivent à nos portes.

Rentabilité, détermination et nouveau projet

Un des défis à surmonter : rajeunir la clientèle du produit qui existe depuis près de 40 ans. Sophie doit rajeunir l’image de marque pour attirer des clients plus jeunes. De plus, elle tente de faire distribuer son produit chez les détaillants de sport et plein air au Québec, et aussi en Alberta et en Ontario, tout en cherchant de la main-d’œuvre qualifiée pour la production. « Le plus gros défi à surmonter dans le domaine du fait au Québec (et au Canada) est la main-d’œuvre qui se fait rare », affirme Sophie. Elle met tout en place afin de favoriser le maintien des ressources humaines et engage des travailleurs autonomes en design, comme sa mère, qui permettent le développement d’un produit de qualité. Grâce à ses représentants, elle est présente sur trois territoires (Québec, Ontario et Alberta) où elle propose ses produits aux boutiques et aux acheteurs. Audvik participe aux salons de l’industrie, comme celui organisé par l’ARISQ qui leur permet de rencontrer aisément des acheteurs et commerçants à un seul endroit.

crédit: Éric Lamothe

En six ans, Sophie est fière de voir que sa persévérance a porté fruit, et que, pour tous les dix NON qu’elle reçoît, le OUI reçu ensuite en vaut toujours la chandelle ! À force de cogner aux portes des détaillants, elle peut fièrement affirmer que c’est eux aujourd’hui qui cognent à sa porte. « C’est important de célébrer toutes les étapes, même les fameux “milestones” qui nous permettent de continuer à foncer », ajoute Sophie lorsqu’elle parle de ses succès. Sophie est fière d’avoir doublé ses ventes en ligne, mais affirme qu’il faut aussi être fier de ce qui est accompli tous les jours.

Sophie et son équipe préparent le dévoilement de leur virage vert pour l’automne 2019. « Nous serons les premiers à le faire au Québec dans le domaine du sport », ajoute Sophie sans trop pouvoir me donner de détails sur cette nouveauté. Dès septembre, Audvik souhaite s’impliquer plus activement dans la protection de l’environnement. Nous vous invitons à les suivre pour en apprendre plus à ce sujet !

Révisé par Mélanie

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