Cirka Distilleries : l’alchimie des saveurs

À l’approche des Fêtes, l’occasion était parfaite pour visiter les installations de la distillerie Cirka. J’y ai rencontré la passionnée et passionnante distillatrice de production, Isabelle Rochette, qui m’a fait découvrir un monde de chimie, de créativité et d’arômes bien fascinant. J’ai ouvert les portes de la caverne d’Ali Baba du spiritueux local, et je vous assure que je ne suis pas près de les refermer !

Crédit photo: Cirka Distilleries

Des hautes technologies aux spiritueux

Alors qu’il travaillait dans le milieu des hautes technologies, Paul Cirka, fondateur de l’entreprise, a décidé de prendre le taureau par les cornes et de suivre sa passion. Il ouvre alors en 2015 sa propre distillerie aux abords du canal Lachine après avoir suivi des cours et des ateliers pour apprendre les rudiments du métier. Avant d’être recrutée par Cirka, Isabelle Rochette travaillait chez Ubisoft tout en suivant un cours de sommellerie. Engagée d’abord comme apprentie, elle se retrouve après un an responsable du plancher. « C’est un monde où tu es un éternel étudiant. Tu ne peux jamais t’assoir sur tes lauriers en te disant que tu sais tout. Il faut toujours lire, s’intéresser à tout, être curieux. »

Isabelle Rochette, distillatrice de production

L’entreprise a maintenant trois produits sur le marché. Le Gin sauvage, inspiré de la forêt boréale québécoise, la Vodka terroir, une vodka à la texture satinée, et le GIN375, aux arômes fruités et floraux. Ce dernier est une édition limitée et est produit deux fois par année.

Crédit photo : Cirka Distilleries

Au cœur du laboratoire

Cirka est formée d’une petite équipe de quatre personnes qui fait absolument tout, de la mouture du grain jusqu’à l’étiquetage de chaque bouteille, en passant par les salons et les dégustations. Les journées de travail sont longues : de 12 h à 14 h de travail, 6 jours par semaine. « On essaie de faire des rotations pour que chaque employé travaille cinq jours par semaine, mais ce n’est pas toujours possible. » À l’équipe s’ajoutent Clovis, la mascotte caribou qu’on retrouve sur les bouteilles, ainsi que Benjamin, Homer et Mario, trois costauds instruments de cuivre servant à la distillation des différents alcools et qu’Isabelle appelle affectueusement ses boys. Petit clin d’œil à l’esprit bon enfant qui règne ! « On prend l’alcool très au sérieux, mais pas nous autres ! »

Voici Mario, qui s’occupe de la vodka et du whisky

Une distillerie, c’est un véritable laboratoire de chimie où chaque élément est noté, testé, mesuré. « Dans notre travail, les deux parties du cerveau sont utilisées. Il y a le côté scientifique et rigoureux, qu’il faut absolument parce qu’on travaille avec des produits vivants, des produits consommables, donc on ne peut pas se permettre de laisser quoique ce soit au hasard. Et puis il y a la partie créatrice. On se sent un peu comme un alchimiste. On part de plantes, de grains, et on termine avec un gin, une vodka, un whisky. C’est vraiment le fun ! »

Afin de démystifier la distillation, Cirka ouvre ses portes aux visiteurs sur rendez-vous. N’hésitez pas à les contacter pour en apprendre davantage sur le processus de fabrication de spiritueux. Vous ne dégusterez plus jamais votre verre de la même façon !

Des saveurs locales

En plus de s’inspirer de l’énergie et de l’effervescence de son environnement montréalais, l’entreprise se fait un devoir d’insuffler une saveur du terroir à ses produits en faisant affaire avec des producteurs d’ici. Son maïs est 100 % québécois, son seigle provient de Yamachiche et elle a trouvé un producteur qui cultive de l’orge de plancher comme en Écosse. Le miel utilisé pour le GIN375 est un miel d’Anicet et les griottes sont de Unifruits. L’entreprise utilise également des plantes et des baies provenant de la Gaspésie.

Dans le but de réduire ses déchets au maximum, l’entreprise tente de donner une seconde vie aux fruits qui servent à la fabrication de son alcool. À cet effet, Cirka discute avec un chocolatier et un charcutier qui pourraient récupérer les canneberges utilisées dans la fabrication du Gin 375. Le jus de cerises résultant de la déshydratation est également donné au chef du restaurant Candide. « C’est encore bon à la consommation, alors pourquoi jeter ? Autant faire quelque chose avec ! Le chef du Candide a embarqué tout de suite. Il fait un cocktail avec notre jus de cerise et notre gin sauvage. »

Crédit photo : Cirka Distilleries

En route vers le whisky

Cirka est en voie de réaliser son objectif premier et mettra son propre whisky sur le marché dans environ un an. « Dès le départ, on voulait faire du whisky. Mais c’est énormément d’argent et de temps (il doit rester en barrique minimum 3 ans), donc avant de sortir une première bouteille, il fallait avoir d’autres produits pour continuer de rouler. C’est pour ça qu’on a commencé par la vodka et le gin. Le whisky, c’est notre dessert ! »

Et on a bien hâte d’y goûter !

Le papy St-Georges!

Votre recette pour les Fêtes

Pour gâter nos invités à Noël, Cirka nous propose le papy St-Georges ; un cocktail inspiré de nos grands-pères grincheux et de l’amour qu’on leur porte !

INGRÉDIENTS

  • 2 oz de Cirka Vodka terroir
  • ½ oz de vermouth blanc
  • ¼ oz de chartreuse verte
  • ¼ oz de sirop de cannelle
  • 2 gouttes d’Angostura Bitters Orange

PRÉPARATION

Dans un verre rempli de glace, mélanger tous les ingrédients avec une cuillère à bar. Filtrer avec une passoire à glaçons dans un verre qui a été refroidi au préalable.

GARNITURE

Anis étoilé

VERRE

Old Fashioned

Santé !

Un cadeau sous le sapin

Vous ne savez pas encore quoi offrir à un être cher pour Noël ou vous avez envie de vous gâter un peu ? Cirka offrira un cours de mixologie le 19 janvier prochain. Parions que les places s’envoleront comme des petits pains chauds. Réservez vite !

Révisé par Mélanie

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